Sauvegarde de la foi de nos jeunes d’église à l’université

(Vacciner les jeunes contre l'apostasie)

Par Odney Georges ODEUS, M.Ed., MTS

 

Il reste un constat qui se répand dans la communauté chrétienne d’Haïti depuis bien des temps, et qui tarde à être résolu. C’est le phénomène de « chute[1] » des jeunes croyants, alors qu’ils s’apprêtent à intégrer l’enseignement supérieur. Les facultés d’Ethnologie, des Sciences humaines (FASH), l’Ecole Normale Supérieure (ENS), l’Ecole Nationale des Arts (ENARTS) pour ne citer que celles-là, comptent parmi les mangeuses et rongeuses de croyance chrétienne les plus connues ou citées dans le milieu. Sitôt bouclés les études classiques, nos jeunes font leur entrée à l’université avec cette fébrilité changeant en cette perception de connaitre le vrai monde qui ébranle pratiquement tous les fondements de foi dont ils s’étaient disposés. Et devant cette pénible situation, on ne fait que constater aller sous les yeux spectaculaires des  leaders d’église, ces jeunes, en qui on a investi temps, énergie, savoir et grâce, les conduisant à ce niveau qu’ils considèrent comme summum de la fragilité sans merci et aussi sans retour. C’est sur ce constat que je me donne de réfléchir, question d’analyser les éventuelles raisons de cette chute, et de voir comment on peut protéger les jeunes gens de cette menace imminente, risquant de détruire profondément la jeunesse chrétienne intellectuelle.

 

1-      Le début du changement de confession/croyance religieuse et de foi, les manifestations.

A maintes reprises je fais cette expérience qui ne cesse d’attirer de façon singulière mon attention. Quand un jeune vient de boucler le cycle d’études secondaires et intégrer la sphère universitaire, il se conforme à certaines pratiques dont le reflet va jusque dans sa façon de se montrer universitaire. Quand on lui parle de la vérité particulièrement, il investit ce jeu philosophique et idéologique pour laisser crânement « Ça dépend… », une expression qui souvent, est suivie de ce que l’on appelle vérité. Tout est devenu relatif dans son monde, et que la notion d’absolue est devenue un concept, selon eux, dont on en peut attribuer de sens à volonté. Je me rappelle cet éducateur dit chrétien qui laisse expressivement que les mots n’ont pas de sens, et qu’il revient à nous d’attribuer un sens particulier au mot, oubliant toute notion de dénotation. Cette situation grimpe à une vitesse de croisière, au point que les principes moraux sont ébranlés. Si tout est devenu relatif, on peut comprendre rapidement que la notion du pluralisme de cosmovision s’applique illico. La morale est relative, la foi est relative, la vérité est relative, donc tout est relatif. Je me demande alors si la vie n’est pas relative. C’est ainsi que cette tendance s’installe par une simple expression ça dépend.

Une autre dimension dans le processus d’abandon de la foi de nos jeunes est une juste remise en question de leur croyance et des pratiques religieuses. Tout d’abord, ils commencent par dire que la persévérance est d’une application spéciale. On peut aller à l’église, tout comme on peut rester chez soi et prier, lire sa Bible, adorer. Il n’est pas nécessaire de se rendre à l’église, ni de faire partie d’une congrégation religieuse pour servir Dieu. Ce qui est très contagieux d’ailleurs. Ils commencent par planifier des activités spéciales aux heures des cultes, et ils cultivent l’habitude de ne plus aller à l’église, parce que peut-être ils sont trop fatigués, peut-être ils ont des examens à préparer, peut-être qu’ils planifient un cours à cette heure, peut-être qu’ils ont un rendez-vous de travail, peut-être qu’ils doivent nouer un nouveau contact... Plein de bonnes raisons, en réalité, capables de justifier leur absence, ou leur manque de persévérance à l’église, ou leur manque d’intérêt à la cause divine ou spirituelle. Par ailleurs, ils ignorent combien ces bonnes raisons sont aussi valables et garantissent leur voyage pour le tourment éternel. Car le bois allumé qui se détache du broisier est appelé a s'éteindre.

J’ai expérimenté moi-même à un certain moment de ma vie cette raison de ne pas aller à l’église. A peine en première année du premier cycle d’étude universitaire, j’ai suivi des cours sur le Pentateuque et les Evangiles. Le long de cette classe, je me surprends en train de surveiller qui sera le prédicateur ou l’enseignant du prochain dimanche pour décider de me rendre à l’église. C’est un état d’orgueil, une sorte de complexe de supériorité, au regard de notre profil académico-intellectuel versus celui qui prendra parole. Vu que tel intervenant n’est pas si cultivé, il n’a rien à nous enseigner, croyais-je. Quand Dieu m’avait ouvert les yeux, et que je me rendais compte que c’était un piège de l’ennemi, j’ai rectifié la ligne de conduite en priant Dieu de me donner l’humilité suffisante pour accepter l’autorité de ces êtres qu’il a placés comme autorité sur ma vie spirituelle. Et c’est alors que j’ai appris d’un sage de très peu de culture, que même le fou ou l’insensé dit de bonnes choses quand il parle. Un apprentissage difficile pourtant salutaire. C’est ce snobisme qui est l’autre niveau de manifestation de ce comportement irrévérencieux envers le Seigneur.

Un autre élément caractéristique de cette ambivalence de foi est la tendance laissant croire que la vérité peut être ou est partout. L’une des questions que je rencontre très souvent est pourquoi toutes ces religions ? Ou du moins, pourquoi chacun pense ou prétend que sa religion est meilleure ? A la vérité, je ne parle pas de religion avec eux ou avec des non-croyants, mais je parle de Jésus, en qui le plan de rédemption de Dieu est matérialisé pour nous. Il est donc nécessaire d’accepter ce Jésus, le Christ, comme Sauveur et Seigneur, après, vous avez à lui plaire. Je me rappelle cette demoiselle que j’ai rencontré dans un bus à qui j’ai dit, la vraie religion est de faire la volonté de Dieu en Jésus Christ ; et à elle de répondre être surprise, car elle n’a jamais rencontré une personne évangéliser de la sorte, car ils tiennent constamment à lancer des flèches contre les autres doctrines ou sectes ou religions. Cette demoiselle, dois-je l’avouer, était Témoin de Jéhovah. A ce stade, ils (nos jeunes) changent de religion comme des sous-vêtements. Je ne vais pas oublier ce jeune homme de ma génération d’adolescent à l’église qui, après ses études classiques, étudiait avec les Témoins de Jéhovah, avant de retrouver les Adventistes du Septième jour pour une demoiselle qu’il aimait, a laissé le pays tandis qu’il était devenu mormon pour un certain temps, se faisait ensuite musulman et qui enfin pratique une religion asiatique en devenant yogi. Ils sont pluriels à avoir un parcours semblable, surement, et on ne cesse pas de les découvrir. Je vais aussi me rappeler cet ancien membre de l’église que j’ai rencontré un dimanche après culte qui déclarait découvrir enfin la vérité, car il est disciple. Sans vouloir prétendre que ce tohu-bohu date d’hier, il faut être conscient que cela aille croissant durant ces derniers temps.

Parlant de conversion dans d’autres religions, il y a lieu de mentionner des religions controversées telles le marxisme, l’évolutionnisme, le big-bang, le nihilisme, le nouvel-âge, etc. Ces courants font autant de disciples que les religions susmentionnées. D’ailleurs, ces acteurs et tenants sont devenus un cadre de référence dans la pensée, le discours, le comportement… de nombres de jeunes d’église. J’ai affronté, dans des contextes de méditation, des jeunes qui ne font référence qu’à Freud, Voltaire, Marx, Lénine, Nietzsche, etc. En lieu et place de dire ce que Dieu veut, ils disent ce que les philosophes séculiers prônent ; en lieu et place de dire ce que la Bible dit, ils se réfèrent à des classiques très appréciés et prisés dans l’histoire de la pensée.

Un autre élément que nous tenons à considérer dans notre réflexion est la progression du changement, allant d’une idéologie à une implémentation dans la vie pratique. Des jeunes changent drastiquement leur apparence. Sans avoir la moindre idée d’en soigner, ils adoptent d’autres styles ou modes, appartenant souventefois à des philosophies antireligieuses, antimorales, … Suite à ce désir de se retrouver dans les houages païens, dans les programmes anti-foi, dans les milieux irrévérencieux à la cause divine, ils insèrent petit-à-petit, toujours dans la sphère de "ce n’est rien", ces pratiques dans l’église. Je me rappelle constamment ce groupe de jeune d’église protestante qui a remplacé seulement les mots (lyrics) mais jouant des musiques typiques (mélodie) d’un groupe populaire de rap, ce dernier étant traité et connu d’élément dérangeant et de danger dans la société, au point d’être accusé de plusieurs chefs d’accusation et de pratiques illicites et répréhensibles. Ce groupe chantait bien sûr à une croisade d’évangélisation, et à l’assistance de clamer haut et fort « BC[2] », ce qui est le sigle du nom du groupe non-évangélique. Voilà donc le modèle de nos jeunes !

 

2-      L’environnement universitaire, une arme à double tranchant.

Sans développer un argumentaire a contrario, nous voulons confesser que l’université est un espace à fréquenter. Sans expérimenter la vie universitaire, franchement, la vie intellectuelle et professionnelle est sujette à de manques considérables. Les grandes théories, les recherches, les inventions, les idéologies qui mènent le monde, les grands hommes… le tout se trouve émaner d’un environnement universitaire. Le débat qui construit l’équilibre dans la vie vers une tolérance d’opinion, se trouve aussi conçu dans le houage universitaire.

Quand cependant il est dit en 1 Jean 5 :19 que le monde entier est sous la puissance du malin, l’apôtre n’a pas exempté le milieu universitaire. Bien au contraire ! L’université est devenue ce milieu qui, depuis beau lustre, travaille à défier l’idéal et l’enseignement de la Bible.

Quand on investit un espace universitaire, la première réalité qui s’érige en face de soi est la déclaration bien quottée ci-après : l’université est laïque. Essayons de voir rapidement ce que cela voudrait bien dire. On définit la laïcité comme le caractère de tout ce qui est indépendant de l’église ou de la religion. Par extrapolation, la foi n’y est pas admissible. Serait-ce alors bien intéressant d’y croire, car moi personnellement, j’aurais bien aimé connaitre un espace dit laïque, en vue de voir à quoi cela ressemble. Le principe de laïcité qu’ils prônent laisse entendre que l’on ne doive pas endoctriner les gens. Et de fait, ce qui se passe à l’université, c’est ou bien les universitaires doivent reconsidérer leur façon de comprendre ou d’appréhender les terminologies, ou bien ceux qui s’attellent à attribuer des définitions aux mots ont commis des erreurs éléphantesques. Je ne vais jamais oublier ce professeur de philosophie qui, entrant dans une salle de classe, alors qu’il est un partisan farouche de la laïcité de l’université, énonce un objectif comme suit : à la fin de ce cours, vous aller réaliser qu’il n’y a aucune raison de croire en Dieu, en Jésus ou au Christianisme. David Noebel nous rapporte dans son livre « discerner les temps », que d’énormes investissements se font aux Etats-Unis dans des Universités qui jadis, étaient protestantes, se convertissent au nouvel-âge, question de faire venir des orateurs éminents de ce courant pour l’endoctrinement des étudiants et de la population universitaire en général. A la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti, des professeurs vodouisants parlent sans gêne de leur position religieuse. Je me rappelle cet éminent professeur rosicrucien qui invite les étudiants à une conférence d’initiation dans la religion de rose-croix. Nous pouvons aussi compter d’énormes autres positions religieuses qui sont affichées sans inconvénients aucuns, alors que l’université est laïque.

Cette sphère, l’université, est présentée comme une mosaïque. Le jeune qui s’y investit se trouve confronté à d’énormes courants. Plusieurs sont marxistes, d’autres sont évolutionnistes, d’autres se disent tout bonnement athée, d’autres se réclament d’autres appartenances que je réserve d’en lister de façon exhaustive. A la vérité, de tous ces points-de-vue, ils (courants) ont une seule chose en commun : la dérision de la foi chrétienne. Leur pluralisme, sans en exprimer une réelle divergence, ne s’est que présenté pour railler la foi chrétienne, et la religion par extrapolation. En dépit de leur différence de perspective vraisemblable, ils n’ont pas de problème de s’entendre et de cohabiter, dès qu’il s’agit de traquer la foi chrétienne. Pourquoi alors toute cette démangeaison ? Pourquoi tout ce débours, toute cette énergie ?

Je comprends alors mieux quand la Bible dit que le monde entier est sous la puissance du malin. L’université qui prépare les dirigeants du monde, les oriente de telle sorte qu’ils n’ont pas de cœur pour Dieu. La vie, l’homme, l’environnement, la santé, la paix… ne constitueront jamais leur priorité. Cela me renvoie à l’appréciation de cette choquante caricature qui a été publiée sur les réseaux sociaux, ce qui donne une idée du comment cela se passe à travers le monde dans les dialogues visant l'amélioration des plus pauvres d’ailleurs :

 

Hum

Cette démarche a été, probablement pour notre malheur, préparé par l’université, si choquante que cela puisse être.

            C’est donc dans cet environnement que les jeunes d’église, généralement font leur entrée, après les études classiques. Un environnement dit pollué et piégé en même temps. On a des fois l’humble impression qu’ils sont des moutons que l’on amène à la boucherie. Et eux, malheureusement, sans défense en générale, sont de fait des moutons de panurge. Plusieurs sont immolés sur l’autel sacrificiel de ces courants qui ne font que les conduire à la perdition, d’autres sont influencés par la tendance païenne en développant une schizophrénie intellectuelle mais restent attachés à l’église et attendant peut-être le moment favorable pour faire les voiles, d’autres enfin bien que minoritaires, sont restés attachés à la foi chrétienne, gloire à Dieu !

3-      Pourquoi de cette ambivalence de foi ?

Il y a de profondes réflexions qui se font autour de cette situation-problème, cette ambivalence criante de foi, ce que Dr Richard Ramsay appelle schizophrénie intellectuelle. Alors donc, multiples raisons pourraient expliquer cet état de fait, car il ne peut exister de problème sans causes, tout comme il ne peut exister de problème sans conséquence. Si l’abandon de foi (apostasie) est le problème, les conséquences peuvent contenir les comportements anti-divins constatés de façon générale dans toutes les sphères de la société, et les raisons pourraient être myriades. Explorons quelques-uns :

1. L’organisation des cultes des églises

L’église locale est cet espace recevant les cultes dits d’adoration et de louange. D’habitude, le culte est divisé en plusieurs parties. Une partie d’adoration et de louange, une partie sacerdotale dite de prière, une partie regardant les affaires de l’église et une autre partie dite de prédication. D’autres assemblées ont d’autres canevas, mais c’est le plus fréquent en tant que format. Voyons alors le contenu de ces cultes, ce qui devrait nous intéresser le plus. La partie de louange, souventefois accompagnée d’instruments de musique, est la plus appréciée. Les mélodies font vibrer et transcender les gens dans certaines congrégations. Il y a des congrégations qui donnent l’impression d’assister à des cérémonies culturellement occultes ; d’autres donnent des commissions venues d’un certain papa. C’est donc autour de cette ambiance que la cérémonie de louange tient lieu dans les assemblées. Nous comprenons rapidement les effets de la musique sur le comportement. Ce qui reviendrait à dire qu’il n’est pas nécessairement une communion effective avec Dieu, mais du sensationnalisme musical. Une autre considération est surtout les affaires de l’église qui occupent une longue partie du temps alors qu’elles pouvaient être administrées de manière plus appropriée et avec professionnalisme. Et enfin, la partie du culte visant l’endoctrinement est le message. La plupart du temps, on appelle cette partie la prédication. On a des fois l’impression que les intervenants s’adressent aux non-convertis, alors que l’assemblée est constituée de membre baptisés. Ils ratent l’essentiel. Considérons des prédicateurs qui, en lieu et place de parler de Jésus crucifié, ressuscité et qui sera de retour dans un futur indéterminé ; ils s’amusent à parler des banalités de la vie. En lieu et place de prêcher pourquoi nous devons croire en Dieu, ils prêchent une certaine commodité vestimentaire régie par les procédures culturo-sociologiques. Alors, ils ratent la possibilité de parler de la cause de Dieu pour parler des sujets essentiellement de la non-importance au salut. C’est exactement ce qui se passe dans les cultes et qui manque à la foi chrétienne.

2. Les objectifs des cultes

Un paramètre devant être traité dans l’étude des raisons de cette montée de l’apostasie au rang de la jeunesse de l’église est l’objectif suivi par des dirigeants d’église dans les cultes. Des leaders s’amusent à transformer l’assemblée en une véritable « factorie », dans la sphère industrielle bien-entendu. Le coté spirituel étant grandement négligé, ils mettent emphase sur un certain aspect de production. C’est le profit qui, à tout prix, est de mise. Si la contribution monétaire est élevée, est-ce alors un bon culte, dans le cas contraire, c’est désastreux. Certains leaders parviennent même à blâmer l’assemblée juste de ne pas contribuer assez. De fait, quelle est la nature ? La priorité dans ces genres de culte et assemblée, c’est que leurs leaders sont des mercenaires qui s’occupent de leurs affaires privées, ne souciant du tout pas de la cause du peuple de Dieu, ni de l’enseignement de la parole de Dieu. Malheureusement, cela ne reste pas sans conséquence. Une des retombées est justement l’abandon de la foi, et une autre est le refus de l’acceptation de la seigneurie de Jésus par certains non-croyants à tendance critique.

3. Les études bibliques

L’une des responsabilités d’un leader d’église est l’enseignement de la parole de Dieu. Ce qui est en réalité une certaine priorité de toutes les églises de la place. A Port-au-Prince par exemple, la majorité des églises ont un culte en jeudi après-midi que l’on appelle « études bibliques », et qui a des caractéristiques particulières. La plupart du temps, le dixième de la population des membres de l’église n’y assiste pas. Les quelques participants n’y portent pas trop d’intérêt, car, a priori, c’est une activité coutumière, et a posteriori, c’est une activité lassante. Ce dernier paramètre doit montrer combien les études bibliques sont traitées en parent pauvre.

Observons en profondeur cet aspect. Le contenu de ces formations que l’on appelle études bibliques est à considérer. Des leaders ne sont pas habilités à enseigner la Bible. Et ceci pourquoi ? C’est parce que tout simplement il y a un problème de formation qui se pose. Ils ne sont pas formés en conséquence. Des pasteurs sont médiocres sans mesure. Des petites histoires dans la culture locale montrent comment ces ministres laissent à désirer. On monte par exemple des illustrations sur des pasteurs des zones provinciales qui argumentent qu’Abraham avait 200 dents, en lieu et place de comprendre les descendants d’Abraham. J’ai moi-même entendu un type interpréter le texte de Philippiens 4 :5 « Que votre douceur soit connue de tous les hommes, le Seigneur est proche », en une façon de demander aux jeunes filles de mener une vie sexuelle active dans leur jeunesse en dehors du mariage et à plusieurs partenaires. Il faut dire que tous les leaders d’église ne sont pas de cette trempe, mais des déviances énormes sont constatées dans des enseignements. On dirait des fois que des enseignants de la Bible font tous ou plus, sauf enseigner la parole de Dieu.

4. Les vraies motivations de certains leaders d’église

Comme je le mentionne tantôt, certains leaders ont d’autres motivations, autre bien sûr que ce pourquoi le Seigneur les a appelés. Point besoin d’élaborer à nouveau, mais il faut une simple mention de cet état de fait, car c’est une évidence dirait-on, criante. Quand l’église est prise en-dehors de sa mission, et qu’elle devenue un terrain autre que le champ ministériel de Dieu, en raison des intérêts mesquins et personnels, cela cause des écarts à la vie spirituell